« Soyons nous-mêmes, Gloire à Dieu : les pratiques de l’animisme », un ouvrage qui fait la promotion de l’animisme
Dr Lamourd THIOBIANY a présenté son nouvel ouvrage intitulé « Soyons nous-mêmes, Gloire à Dieu : les pratiques de l’animisme », ce vendredi 15 mai 2026, à l’occasion de la célébration des Journées des coutumes et des traditions. Cet ouvrage de 292 pages, édité en français et en anglais, vise, selon l’auteur, à contribuer à la promotion de l’animisme.
Dans ce livre, l’auteur décrit plusieurs pratiques liées à l’animisme : les prières adressées aux esprits et aux ancêtres, considérés comme des intermédiaires pour atteindre Dieu Tout-Puissant, ainsi que les valeurs cardinales à observer dans la société, telles que le courage, l’honnêteté, la tolérance et le respect de la personne humaine. Il y évoque également l’utilisation des pouvoirs surnaturels pour faire le bien, ainsi que de nombreuses autres pratiques.
L’ouvrage aborde aussi les outils, produits et matériels nécessaires à la pratique de cette spiritualité, aussi bien au niveau individuel, familial que communautaire ou villageois.
L’auteur y fait également des propositions sur la manière de pratiquer l’animisme dans le monde actuel, notamment à travers l’organisation en confréries, aussi bien en milieu urbain qu’à l’échelle internationale.
Dr Lamourd THIOBIANY, auteur de l'ouvrage
Présenté comme un guide pratique, le livre s’adresse aux adeptes de l’animisme ainsi qu’à tous ceux qui souhaitent découvrir les fondements et la profondeur de cette spiritualité pratiquée bien au-delà du Burkina Faso.
Selon l’auteur, l’animisme peut être pratiqué à plusieurs niveaux : individuel, familial et communautaire. Au niveau individuel, chaque personne peut invoquer Dieu à travers les ancêtres, en citant les noms de ses aïeux afin qu’ils intercèdent auprès du Créateur. Cette pratique peut se faire partout et à tout moment, car, dans l’animisme, il n’existe ni jour ni lieu spécifique pour prier Dieu.
« Lorsqu’une personne est éloignée de son village ou de sa communauté, il est important qu’elle retourne autant que possible à ses racines afin de mieux connaître sa lignée et préserver les connaissances liées aux ancêtres », a-t-il indiqué.
Au niveau familial, certaines responsabilités reviennent aux aînés ou aux personnes investies d’un rôle de leadership spirituel. Ce sont eux qui dirigent certains rites, notamment les sacrifices et les cérémonies destinés à invoquer les ancêtres et les esprits afin d’obtenir la grâce divine, la protection ou des bénédictions pour la famille.
Dans son ouvrage, le Prince THIOBIANY indique qu’au niveau communautaire, l’animisme encourage la mise en place de structures, d’associations et de communautés permettant aux pratiquants de ne pas se sentir isolés. Ces regroupements favorisent la solidarité, l’entraide et la transmission des savoirs traditionnels liés à cette spiritualité.
Les pratiques animistes sont nombreuses et diversifiées, mais elles reposent sur certains principes fondamentaux. L’un des principaux est la croyance en un Dieu unique, auquel les fidèles s’adressent par l’intermédiaire des ancêtres. Ces derniers sont considérés comme des guides spirituels capables d’intercéder auprès de Dieu.
Selon cette vision, l’animisme est une spiritualité universelle et non exclusivement africaine ou burkinabè. À travers le monde, plusieurs peuples pratiquent des formes similaires de spiritualité.
« Chez les hindous, par exemple, certains rites accomplis sur les rives du Gange peuvent être perçus comme des pratiques animistes. De même, chez les peuples autochtones d’Amérique, les ancêtres ainsi que les esprits des montagnes, des plaines ou de la nature sont invoqués pour obtenir l’aide divine », explique l’auteur.
Toujours selon Dr Lamourd THIOBIANY, cette démarche vise également à aider ceux qui s’interrogent sur l’animisme à mieux comprendre ses principes et ses pratiques concrètes. Elle entend aussi amener les pratiquants à assumer leur appartenance sans complexe, dans la paix, la tolérance et le respect des autres religions.
Enfin, cette vision de l’animisme se veut universelle, car malgré la diversité des peuples et des cultures, plusieurs sociétés partagent des principes similaires : la croyance en un Dieu suprême, le respect des ancêtres et le recours aux forces spirituelles pour accompagner la vie humaine.