72 heures du lait local: l'UMPLB plaide pour l'intégration du lait local dans les cantines scolaires
La 11e édition des 72 heures du lait local s’est ouverte ce 22 décembre 2025 à Ouagadougou. Pendant trois jours, producteurs, transformateurs, partenaires techniques et autorités échangent autour des défis et perspectives de la filière lait locale, avec un objectif majeur : renforcer la souveraineté alimentaire du Burkina Faso.
La capitale burkinabè abrite du 22 au 24 décembre 2025, la 11e édition des 72 heures du lait local, une initiative portée par l’Union nationale des mini-laiteries et producteurs du lait local du Burkina (UMPLB). Cette rencontre se veut un cadre d’échanges, de plaidoyer et de promotion du lait local.
Représentant la Directrice régionale chargée de l’Agriculture et des Ressources animales et halieutiques de la Région du Kadiogo, Jacques SIMPORE a salué la résilience des acteurs de la filière. Selon lui, la tenue de onze éditions consécutives témoigne des efforts fournis par les producteurs et les transformateurs.
Jacques SIMPORE, représentant la directrice chargée des Ressources animales du Kadiogo
Il a également remercié les partenaires techniques et financiers ainsi que l’État, tout en exprimant l’espoir de voir davantage d’actions entreprises pour améliorer la chaîne de valeur du lait local.
Présent à la cérémonie, le directeur du programme d’Oxfam Burkina, Karim Seré, représentant le directeur pays, a félicité l’UMPLB pour sa constance. Il a souligné que la promotion du lait local s’inscrit pleinement dans la vision actuelle de consommation locale et de souveraineté alimentaire.
Karim SERE, représentant de Oxfam
Partenaire de l’UMPLB depuis plus de quinze ans, Oxfam attend de l’Union qu’elle redouble d’efforts afin de faire du lait local une véritable alternative, allant jusqu’à l’objectif ambitieux de zéro importation de lait en poudre au Burkina Faso.
Pour sa part, le président de l’Union nationale des mini-laiteries et producteurs du lait local, Diallo Adama Ibrahim, a dressé un état des lieux de la filière. Il a reconnu les difficultés traversées par le secteur, tout en saluant le travail des unités de transformation qui ont contribué à intégrer le lait local dans les habitudes alimentaires. Toutefois, il a insisté sur la nécessité de renforcer la confiance des consommateurs, en misant sur la qualité des produits.
Adama Ibrahim DIALLO, président de l'UMPLB
Revenant sur les objectifs des 72 heures du lait local, le président de l’UMPLB a rappelé que l’initiative, créée en 2015, vise à offrir un espace de dialogue entre producteurs et transformateurs, à formuler des messages de plaidoyer à l’endroit des autorités et à promouvoir la consommation du lait local. Il a également plaidé pour l’intégration du lait local dans les cantines scolaires, afin d’éduquer les enfants à sa consommation et de préparer les consommateurs de demain.
À travers cette 11e édition, les acteurs réaffirment leur engagement à faire du lait local un levier de développement économique et de souveraineté alimentaire au Burkina Faso.