jeudi, octobre 29, 2020
Santé

RDC: les patients souffrant d’hypertension représentent 85 % de tous les décès par COVID-19

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L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) remarque que les maladies non transmissibles augmentent le risque de mourir de la COVID-19 en Afrique. Elle évoque particulièrement le cas de l’hypertension et du diabète. 

Dans un communiqué publié ce jeudi, l’OMS renseigne que l’Afrique du Sud, qui enregistre près de la moitié des cas et des décès sur le continent, constate que 61 % des patients atteints de COVID-19 dans les hôpitaux souffraient d’hypertension et 52 % de diabète. 45 % des personnes âgées de 60 à 69 ans qui sont décédées des suites de COVID-19 souffraient également d’hypertension. Au Kenya, environ la moitié des décès par COVID-19 sont survenus chez des personnes atteintes de MNT, alors qu’en République démocratique du Congo, ces patients représentaient 85 % de tous les décès par COVID-19.

Selon des études préliminaires pilotées par l’OMS dans 14 pays de la Région africaine, l’hypertension, le diabète, les maladies cardiovasculaires et l’asthme sont les comorbidités les plus associées aux patients atteints de COVID-19.

« Des millions d’Africains vivant avec des maladies non transmissibles courent un plus grand risque de complications ou de décès dus à la COVID-19 », a déclaré Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique. « Il est donc très inquiétant de constater qu’au moment même où les personnes souffrant d’hypertension et d’autres maladies chroniques ont le plus besoin d’aide, beaucoup sont laissées pour compte. »

Une enquête de l’OMS portant sur 41 pays d’Afrique subsaharienne a révélé que 22 % des pays indiquent que seuls les soins d’urgence en hospitalisation pour les maladies chroniques sont disponibles, tandis que 37 % des pays signalent que les soins externes sont limités. La gestion de l’hypertension a été perturbée dans 59 % des pays, et celle des complications diabétiques dans 56 % des pays.

« La fermeture ou le ralentissement des services risque d’aggraver encore les conditions sous-jacentes des patients, ce qui entraînera des cas plus graves de maladies non transmissibles. Elle exacerbe également la susceptibilité des personnes vivant avec des maladies chroniques à la COVID-19 », explique l’organisation.

Selon l’OMS, même avant la pandémie actuelle, les maladies non transmissibles constituaient un problème de santé majeur, qui touchait un nombre croissant d’Africains. En 2015, les maladies non transmissibles ont tué 3,1 millions de personnes dans la Région africaine, contre 2,4 millions en 2010.

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